Les boutiques éphémères, les concept stores, le co-branding, … autant de phénomènes qui ont explosé en 2009 et que les brand addicts sont sûrs de retrouver en 2010. A chaque fois du design, encore du design, toujours du design ! Alors, pour en savoir plus et faire un tour d’horizon de ce que les marques ont fait de mieux en 2009 et de ce qu’elles préparent pour 2010, n’hésitez pas à feuilleter cette présentation réalisée par votre serviteur (le masque appartient à W&CIE, l’agence de la marque) :
Fashionistas, Trendhunters et autres victimes de la mode, à vos commentaires !
Le réchauffement climatique, Apple et la Suède. Aucun point commun ? Si, il y en a un : l’art oratoire. Al Gore pour le réchauffement climatique, Steve Jobs pour Apple et Hans Rosling pour la Suède. Tous les trois ont développé un art de la communication hors pair.
Jobs mise tout sur la surprise : dans ses présentations il s’appuie sur l’avance technologique de son entreprise pour toujours surprendre son auditoire. Il joue avec la simplicité et l’humour. Un exemple ? Lors de la présentation de l’Iphone au Macworld de 2007 il enchaîne les constats simple : « nous voulions un téléphone qui puisse prendre des photos, sans touches pour laisser toute sa place à l’écran, sans stylet pour ne prendre le risque de le perdre ». C’est donc tout naturellement qu’au fur et à mesure de la présentation les personnes présentes se font une idée de l’Iphone sans même l’avoir encore vu. Avec le MacBook Air c’est le même système : tout comme l’Iphone personne ne pouvait s’attendre à ce qu’un fabriquant d’ordinateur puisse faire tenir toute sa technologie dans 1 centimètre d’épaisseur !
Ce qui fait la force de Steve Jobs c’est sa capacité à nous projeter au-delà de la contrainte technologique
Al Gore, quant à lui, emploie d’autres méthodes. C’est lui qui a su popularisé les thèses scientifiques portant sur le réchauffement climatique. Depuis son livre et son film ( »An Inconvenient Truth ») il sillonne les amphithéâtres du monde entier avec sa présentation sous le bras. Ses atouts ? Des graphiques épurés, un anglais facile à comprendre, des exemples frappants et une mise en scène très bien orchestrée.
Chez Gore tout est dans exemples et les faits : aucune place n’est laissée à la contradiction
Enfin il y a Hans Rosling, cet ovni de la présentation. Pas de nouvelles technologies à présenter, pas de gadgets pour mettre en valeur son discours (il utilise même une tige de bambou au lieu du traditionnel laser). Chez Rosling tout est dans les changements de ton et les anecdotes personnelles. Au final on obtient un cours de 15 minutes sur « Quand et comment l’Inde va devenir la prochaine superpuissance ? » et c’est CAPTIVANT !
Rosling, l’hypnotiseur
Regardez vraiment chaque vidéo jusqu’au bout : on en apprend autant du point du contenu que du comportement
À la veille du sommet de Copenhague : un tour d’horizon des débats sur le réchauffement climatique et des solutions technologiques de demain
Alors réchauffement climatique ou pas réchauffement climatique ? Ces dernières mois on aura vraiment tout entendu : on aura surtout découvert une autre partie de la communauté scientifique, jusque là discrète, qui affirme que la planète ne fait qu’entrer dans un nouveau cycle, normal, de réchauffement.
Nicolas Hulot craint la disparition des espèces. Yann Arthus Bertrand a peur de ne plus jamais revoir ces paysages qui ont fait sa gloire. Al Gore s’inquiète des nos besoins toujours plus importants en énergie.
Pourtant Hulot sait qu’il y a des millions d’année 90% des espèces ont disparu, Bertrand sait qu’à la dernière ère glacière tout ses beaux paysages étaient cachés sous la neige. Et Al Gore ? Et bien comme les autres il sait que la Terre a connu d’immenses bouleversements et est en train d’en subir un nouveau. En fait, tous mettent le doigt sur un point qui fait mal : les changements climatiques se sont toujours opérés sur des centaines de milliers d’année, or aujourd’hui le phénomène semble se jouer en accéléré. Une seule explication : l’activité humaine.
L’Homme est donc le catalyseur du réchauffement de la planète
Mais la Terre se réchauffe-t-elle vraiment ? Comment arrive-t-on à mesurer l’amplitude de ce changement ? La température qui monte, les courants marins qui s’affaiblissent. Comment peut-on se tromper sur la météo du lendemain et être si certain que la température terrestre aura augmenté d’un degré d’ici 2020 ? Certains scientifiques se servent des mêmes relevés météorologiques pour affirmer que notre centenaire est un des plus froids de notre millénaire !
Mais certains faits ne trompent pas : les neiges éternelles du Kilimandjaro ont disparu, la banquise se réduit comme une peau de chagrin, les habitants des Maldives doivent reculer un peu plus chaque année devant un océan qui avance inexorablement.
Que l’Homme participe ou non au réchauffement climatique, faut-il vraiment attendre de le savoir pour changer son comportement ?
Car là est la vraie question. Quoi qu’on en dise les réserves traditionnelles s’épuisent : les plateformes offshore creusent plus profond, la forêt canadienne recule devant les exploitations de sable bitumineux. Pire, la seule source d’énergie assez importante aujourd’hui pour remplacer la disparition prochaine du pétrole est le charbon : les réserves chinoises, américaines et australiennes sont immenses.
Peut-on penser un avenir avec le charbon ? Est-il normal d’envisager un retour en arrière aussi irresponsable ? Et le nucléaire, est-ce vraiment une solution ? On sait aujourd’hui que ce n’est pas une énergie renouvelable : les grands groupes communiquent beaucoup sur la partie recyclée des déchets mais l’autre partie continue de s’entasser discrètement dans les régions les plus reculées le temps qu’une solution soit trouvée (pour en savoir plus allez voir « Déchets, le cauchemar du nucléaire » réalisé par Arte et le site qui lui est consacré) .
Au-delà de nos comportements,
c’est le modèle actuel qui semble avoir atteint ses limites
La solution est donc à chercher du côté des énergies dites « vertes », seulement voilà, ce n’est pas aussi simple :
- Le bilan énergétique d’un panneau solaire est lourd : 20 ans de fonctionnement ne serait-ce que pour rattraper le coût environnemental de sa fabrication.
- L’électricité issue de l’éolien coûte cher à cause de l’importance de l’investissement de départ.
- La biomasse, quant à elle, n’a pas encore trouvé de réelle réponse à l’échelle des besoins en énergie.
Alors, pour que l’énergie verte revienne moins chère en recherche comme en développement, on imagine des concepts plus fous les uns que les autres. Seulement chaque projet a sa limite. Si on prend le photovoltaïque par exemple : on sait qu’il faudrait l’équivalent de la surface de l’Autriche en panneaux solaires pour remplir les besoins mondiaux en énergie. On pourrait alors utiliser le Sahara, cet immense espace vide et constamment ensoleillé ! Mais même si cette centrale géante devait voir le jour, quelles seraient les conséquences d’une attaque malveillante sur cette infrastructure ? Au même titre qu’on peut percer les pipelines on peut couper l’électricité comme un vulgaire interrupteur et le Sahara est une zone instable politiquement.
Si une solution à grande échelle paraît difficile à développer, reste alors à trouver des solutions ponctuelles et pragmatiques
« Un écran de télé en veille a un bilan énergétique annuel plus élevé qu’un habitant du Burundi », « Facebook paye 1 million de dollar chaque mois en facture d’électricité pour ses serveurs, les refroidisseurs étant les plus gourmands en énergie ». Et si la solution devait être locale ? Aujourd’hui Google développe un projet pour mettre ses serveurs dans des caissons plongés dans l’eau. Copenhague a développé un réseau de chauffage unique au monde : des tuyaux d’eau chaude traversent toute la ville, permettant d’isoler du froid 80% des habitants de la ville.
Au-delà de l’aspect « écolo » de ces solutions innovantes, c’est un véritable nouveau marché qui s’ouvre. Du côté du photovoltaïque les choses sont arrivées trop vite et une mini bulle financière vient d’exploser, ralentissant le marché pour un temps. Néanmoins à la clef de ce nouveau marché de l’énergie : des emplois, mais surtout une immense manne financière qui se compte en centaine de milliards d’euros. Et dans la compétition, tous les acteurs de l’énergie essayent de faire leur place : à commencer par le nucléaire qui tente à tout prix de changer son image. Areva avait tenté il y a quelques mois de changer sa signature de marque pour « Tous vers une énergie propre » mais l’expression, trop sujette à controverse, a été écartée il y a quelques mois. Autre phénomène : le verrouillage des grands groupes de l’énergie. Du rapprochement entre Total, Fina et Elf en 1999, aux acquisitions de GDF-Suez partout à travers le monde, les grands groupes laissent peu de place aux nouveaux acteurs.
Les dangers du « tout green«
- La voiture électrique : Rouler propre c’est bien mais que penser de l’inévitable recharge des batteries de la voiture ? Car si en apparence la voiture ne semble pas rejeter de CO2, une fois branchée celle-ci consomme indirectement de l’énergie. Et cette énergie a un coût écologique, variable certes, mais sensible. Ainsi rouler électrique en Australie est une fausse solution car 80% de l’énergie du pays vient d’usines qui marchent au charbon. Votre voiture électrique roule au charbon !
- Stocker durablement les déchets nucléaires : Aujourd’hui on imagine des solutions de stockage pour les déchets nucléaires le temps que leur radioactivité baisse mais voilà c’est un phénomène qui prend près de 100 000 ans. En France il existe un projet de stockage souterrain : les galeries sont creusées dans l’argile, un matériaux naturellement hermétique mais pour combien de temps ? En moins de 10 000 ans l’Homme a oublié la signification des pyramides d’Égypte, comment pourra-t-il se souvenir de l’endroit où sont enterrés ses déchets ? « Envoyons-les dans l’espace ! » Oui ! Et si la fusée explose en plein vol ?
- L’ampoule basse tension : Là aussi il y a un hic. Aujourd’hui cette solution a du mal à s’imposer : l’ampoule coûte cher, lente à s’allumer et crée une lumière « clinique ». Le pire ? Elle contient du mercure, une substance hautement toxique.
Derrière chaque solution « green » se cache souvent un nouveau problème. Allez voir le site internet spécialement créé pour le sommet de Copenhague, vous en apprendrez beaucoup plus.
CONCLUSION:
Il ne s’agit pas de trouver un moyen d’empêcher le climat de changer
mais simplement de réduire l’empreinte de l’Homme sur lui