Le top 10 des Technologies Émergentes de 2010

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« Cette technologie va-t-elle changer le monde ? »

Chaque année la fameuse Technology Review dévoile une liste de technologies amenées à changer notre futur. La Technology Review un des plus vieux magazine au monde et aujourd’hui il appartient au prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology).

Ce sont donc 10 technologies innovantes qui ont été sélectionnées. Ces technologies sont sur le point de « quitter les laboratoires ou le stade du développement pour commencer à être commercialisées, sans encore être encore largement utilisées par les produits ou les services », comme l’explique Jason Potin, rédacteur en chef de la Technology Review.

Ne gardons pas le suspense plus longtemps, les voici (ou directement sur le site):

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Parmi les innovations dans le domaine de l’énergie Green Concrete et Solar Fuel semblent les plus avancées. Étudions-les plus en détail.

Green Concret: le principe est simple. Les constructeurs ont besoin de ciment pour construire bâtiments, ponts et autres  constructions en béton. Or en 2009, la fabrication de béton a été à l’origine de plus de 5% des émissions de CO2 à l’échelle mondiale. Comment réduire ce chiffre, voire obtenir le phénomène inverse? En piégeant le CO2 à l’intérieur du béton. Plus d’info sur le site de la start-up à l’origine de cette brillante idée (Novacem)

Solar fuel: aujourd’hui l’éthanol ajouté à l’essence est principalement obtenu grâce à une agriculture dédiée. Ce sont des champs entiers qui, au lieu de servir à nourrir la population, servent à la transporter. Plus encore, ces cultures ont besoin d’eau et d’énormément d’espace: elles ne font que déplacer le problème des ressources en énergie. Un laboratoire (Joule Biotech) a trouvé le moyen de fabriquer directement de l’éthanol sans avoir besoin de consommer d’autres sources d’énergie. Au centre de cette nouvelle solution énergétique : des bactéries modifiées génétiquement et du soleil. résultat ? Une source d’énergie peu chère et illimitée.

Toutes ces technologies que la Technology Review a selectionné ont un point en commun: elles sont moins des inventions que des nouvelles solutions à des problématiques déjà connues mais amenées à se transformer dans les domaines de l’énergie (Solar Fuel, Green Concret, Trapping Photovoltaics) de l’accès à l’information (Cloud Programming, Real-Time search, Social TV) et de notre quotidien (Mobile 3D, Dual-Action Antibodies, Engineered Steem Cells, Implatable Eletctronics).

playmoPlaymo, le roi de la techno

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LE DÉVELOPPEMENT DURABLE, IDÉES REÇUS & SOLUTIONS :

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À la veille du sommet de Copenhague : un tour d’horizon des débats sur le réchauffement climatique et des solutions technologiques de demain

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Alors réchauffement climatique ou pas réchauffement climatique ? Ces dernières mois on aura vraiment tout entendu : on aura surtout découvert une autre partie de la communauté scientifique, jusque là discrète,  qui affirme que la planète ne fait qu’entrer dans un nouveau cycle, normal, de réchauffement.

Nicolas Hulot craint la disparition des espèces. Yann Arthus Bertrand a peur de ne plus jamais revoir ces paysages qui ont fait sa gloire. Al Gore s’inquiète des nos besoins toujours plus importants en énergie.

Pourtant Hulot sait qu’il y a des millions d’année 90% des espèces ont disparu, Bertrand sait qu’à la dernière ère glacière tout ses beaux paysages étaient cachés sous la neige. Et Al Gore ? Et bien comme les autres il sait que la Terre a connu d’immenses bouleversements et est en train d’en subir un nouveau. En fait, tous mettent le doigt sur un point qui fait mal : les changements climatiques se sont toujours opérés sur des centaines de milliers d’année, or aujourd’hui le phénomène semble se jouer en accéléré. Une seule explication : l’activité humaine.

L’Homme est donc le catalyseur du réchauffement de la planète

Mais la Terre se réchauffe-t-elle vraiment ? Comment arrive-t-on à mesurer l’amplitude de ce changement ? La température qui monte, les courants marins qui s’affaiblissent. Comment peut-on se tromper sur la météo du lendemain et être si certain que la température terrestre aura augmenté d’un degré d’ici 2020 ? Certains scientifiques se servent des mêmes relevés météorologiques pour affirmer que notre centenaire est un des plus froids de notre millénaire !

Mais certains faits ne trompent pas : les neiges éternelles du Kilimandjaro ont disparu, la banquise se réduit comme une peau de chagrin, les habitants des Maldives doivent reculer un peu plus chaque année devant un océan qui avance inexorablement.

Que l’Homme participe ou non au réchauffement climatique, faut-il vraiment attendre de le savoir pour changer son comportement ?

Car là est la vraie question. Quoi qu’on en dise les réserves traditionnelles s’épuisent : les plateformes offshore creusent plus profond, la forêt canadienne recule devant les exploitations de sable bitumineux. Pire, la seule source d’énergie assez importante aujourd’hui pour remplacer la disparition prochaine du pétrole est le charbon : les réserves chinoises, américaines et australiennes sont immenses.

Peut-on penser un avenir avec le charbon ? Est-il normal d’envisager un retour en arrière aussi irresponsable ? Et le nucléaire, est-ce vraiment une solution ? On sait aujourd’hui que ce n’est pas une énergie renouvelable : les grands groupes communiquent beaucoup sur la partie recyclée des déchets mais l’autre partie continue de s’entasser discrètement dans les régions les plus reculées le temps qu’une solution soit trouvée (pour en savoir plus allez voir « Déchets, le cauchemar du nucléaire » réalisé par Arte et le site qui lui est consacré) .

Au-delà de nos comportements,
c’est le modèle actuel qui semble avoir atteint ses limites

La solution est donc à chercher du côté des énergies dites « vertes », seulement voilà, ce n’est pas aussi simple :

- Le bilan énergétique d’un panneau solaire est lourd : 20 ans de fonctionnement ne serait-ce que pour rattraper le coût environnemental de sa fabrication.
- L’électricité issue de l’éolien coûte cher à cause de l’importance de l’investissement de départ.
- La biomasse, quant à elle, n’a pas encore trouvé de réelle réponse à l’échelle des besoins en énergie.

Alors, pour que l’énergie verte revienne moins chère en recherche comme en développement, on imagine des concepts plus fous les uns que les autres. Seulement chaque projet a sa limite. Si on prend le photovoltaïque par exemple : on sait qu’il faudrait l’équivalent de la surface de l’Autriche en panneaux solaires pour remplir les besoins mondiaux en énergie. On pourrait alors utiliser le Sahara, cet immense espace vide et constamment ensoleillé ! Mais même si cette centrale géante devait voir le jour, quelles seraient les conséquences d’une attaque malveillante sur cette infrastructure ? Au même titre qu’on peut percer les pipelines on peut couper l’électricité comme un vulgaire interrupteur et le Sahara est une zone instable politiquement.

Si une solution à grande échelle paraît difficile à développer, reste alors à trouver des solutions ponctuelles et pragmatiques

« Un écran de télé en veille a un bilan énergétique annuel plus élevé qu’un habitant du Burundi », « Facebook paye 1 million de dollar chaque mois en facture d’électricité pour ses serveurs, les refroidisseurs étant les plus gourmands en énergie ». Et si la solution devait être locale ? Aujourd’hui Google développe un projet pour mettre ses serveurs dans des caissons plongés dans l’eau. Copenhague a développé un réseau de chauffage unique au monde : des tuyaux d’eau chaude traversent toute la ville, permettant d’isoler du froid 80% des habitants de la ville.

Au-delà de l’aspect « écolo » de ces solutions innovantes, c’est un véritable nouveau marché qui s’ouvre. Du côté du photovoltaïque les choses sont arrivées trop vite et une mini bulle financière vient d’exploser, ralentissant le marché pour un temps. Néanmoins à la clef de ce nouveau marché de l’énergie : des emplois, mais surtout une immense manne financière qui se compte en centaine de milliards d’euros. Et dans la compétition, tous les acteurs de l’énergie essayent de faire leur place : à commencer par le nucléaire qui tente à tout prix de changer son image. Areva avait tenté il y a quelques mois de changer sa signature de marque pour « Tous vers une énergie propre » mais l’expression, trop sujette à controverse, a été écartée il y a quelques mois. Autre phénomène : le verrouillage des grands groupes de l’énergie. Du rapprochement entre Total, Fina et Elf en 1999, aux acquisitions de GDF-Suez partout à travers le monde, les grands groupes laissent peu de place aux nouveaux acteurs.

Les dangers du « tout green« 

- La voiture électrique : Rouler propre c’est bien mais que penser de l’inévitable recharge des batteries de la voiture ? Car si en apparence la voiture ne semble pas rejeter de CO2, une fois branchée celle-ci consomme indirectement de l’énergie. Et cette énergie a un coût écologique, variable certes, mais sensible. Ainsi rouler électrique en Australie est une fausse solution car 80% de l’énergie du pays vient d’usines qui marchent au charbon. Votre voiture électrique roule au charbon !

- Stocker durablement les déchets nucléaires : Aujourd’hui on imagine des solutions de stockage pour les déchets nucléaires le temps que leur radioactivité baisse mais voilà c’est un phénomène qui prend près de 100 000 ans. En France il existe un projet de stockage souterrain : les galeries sont creusées dans l’argile, un matériaux naturellement hermétique mais pour combien de temps ? En moins de 10 000 ans l’Homme a oublié la signification des pyramides d’Égypte, comment pourra-t-il se souvenir de l’endroit où sont enterrés ses déchets ? « Envoyons-les dans l’espace ! » Oui ! Et si la fusée explose en plein vol ?

- L’ampoule basse tension : Là aussi il y a un hic. Aujourd’hui cette solution a du mal à s’imposer : l’ampoule coûte cher, lente à s’allumer et crée une lumière « clinique ». Le pire ? Elle contient du mercure, une substance hautement toxique.

Derrière chaque solution « green » se cache souvent un nouveau problème. Allez voir le site internet spécialement créé pour le sommet de Copenhague, vous en apprendrez beaucoup plus.

CONCLUSION:

Il ne s’agit pas de trouver un moyen d’empêcher le climat de changer
mais simplement de réduire l’empreinte de l’Homme sur lui

picWoody, membre actif de la Green Police

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