Pas le temps de parcourir tout l’article ? Rendez-vous directement en bas de la page… mais au cas où vous croiseriez Mark Zuckerberg dans l’ascenseur je vous conseille sincèrement de lire ce qui suit !
La société Hitwise l’affirme dans les colonnes du Financial Times du 16 mars 2010: durant le mois de mars 2010, et pour la première fois de son histoire, Google s’est fait passer devant en termes de visites par Facebook. Ce résultat ressort d’une étude uniquement conduite aux Etats-Unis mais on peut être certain que Google, et les moteurs de recherche en général, sont en train de laisser la place aux réseaux sociaux.
Alors au-delà des simples chiffres, que cela signifie-t-il vraiment ? Simplement qu’une page est en train de se tourner dans l’histoire d’Internet. C’est notre approche de l’information qui est complètement en train de basculer. On ne cherche plus l’information, on la partage. Internet n’est plus un espace de consultation mais de discussion. Ce phénomène est d’ailleurs porté d’une part par l’innovation dans les technologies nomades (le développement du Wifi, l’immense succès de l’Iphone et le succès prévu de l’Ipad,…) et les nouveaux relais d’information comme Twitter.
Ce changement est néanmoins accompagné d’une sorte de contre-phénomène : la passivité. On passe désormais plus de temps à chercher les informations que d’autres ont pu rassembler plutôt que de soi-même en retrouver les sources. Il n’y a encore pas si longtemps la seule tricherie possible pour un exposé était de recopier le Quid. Puis il y eut Encarta et enfin Wikipedia. Comment résister au plagiat lorsque votre sujet de dissertation fait l’objet de 100 000 occurences sur Google et de 10 groupes de discussion sur Facebook ? Les société les plus innovantes favorisent elle-mêmes cette passivité : l’Iphone et maintenant l’Ipad ne favorisent que le confort, pas l’effort. TNS Sofres révélait d’ailleurs dans une étude menée en décembre 2009 que l’Internet mobile se consommait le plus… à domicile ! (Source : Observatoire sociétal du téléphone mobile).
Toujours est-il que l’internaute, même du fond de son fauteuil, peut désormais tout savoir sur tout, à n’imorte quel moment et le partager aussitôt. Un avantage certain pour ses pairs comme pour ceux qui voient en lui un potentiel consommateur : comme les marques par exemple : car si l’internaute parle, les marques écoutent et développent elle-même de nouvelles stratégies pour rétablir un dialogue rompu par l’abandon progressif par les consommateurs des moyens de communication traditionnels. En se rassemblant en groupes, en se déclarant fan de telle ou telle marque ou encore en partageant leurs avis à propos d’un produit ou d’un service, les internautes facilite le ciblage des marques malgré leur dispersion apparente.
On sait désormais que l’internaute entend et discute. Les marques se sont chargées de le placer sous écoute. Qui alors protège l’internaute ? Certainement pas Facebook. Depuis sa création le site n’a pas arrêté d’abaisser les barrières de la vie privée de ses membres. Cette étude remarquable menée par Matt McKeon parle d’elle-même. Sont indiquées en bleu les informations révélées par défaut lors de la création d’un compte Facebook au fur et à mesure des années.
Autrement dit, les contenus autrefois bloquées automatiquement sont désormais dévoilés par défaut : aujourd’hui il vous faut aujourd’hui entrer dans les options de votre compte pour bloquer par défaut vos informations personnelles, photos ou vidéos.
Pour finir voici une vidéo qui présente sous un nouvel angle les réseaux sociaux : Nicholas Christakis démontre que ce ne sont plus les individus qui font les groupes mais bien les groupes qui font les individus. Divorce, tabagisme, obésité : les réseaux sociaux favorisent et rassemblent les déviances.
On est encore loin du « 1984 » de Georges Orwell ou du « Nous autres » de Zamiatine. Ce qui est sûr c’est que la planète Internet a vécu durant ces 5 dernières années la révolution à la fois la plus sérieuse et la plus silencieuse de son histoire.
Besoin de plus de preuves ? Socialnomics vous résume le sujet en 4 min et 26 secondes avec sa vidéo « Social Media Revolution 2″. Attention ça va très vite !
par Woody, le cowboy qui poke-back plus vite que son ombre
« Cette technologie va-t-elle changer le monde ? »
Chaque année la fameuse Technology Review dévoile une liste de technologies amenées à changer notre futur. La Technology Review un des plus vieux magazine au monde et aujourd’hui il appartient au prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology).
Ce sont donc 10 technologies innovantes qui ont été sélectionnées. Ces technologies sont sur le point de « quitter les laboratoires ou le stade du développement pour commencer à être commercialisées, sans encore être encore largement utilisées par les produits ou les services », comme l’explique Jason Potin, rédacteur en chef de la Technology Review.
Ne gardons pas le suspense plus longtemps, les voici (ou directement sur le site):
Parmi les innovations dans le domaine de l’énergie Green Concrete et Solar Fuel semblent les plus avancées. Étudions-les plus en détail.
Green Concret: le principe est simple. Les constructeurs ont besoin de ciment pour construire bâtiments, ponts et autres constructions en béton. Or en 2009, la fabrication de béton a été à l’origine de plus de 5% des émissions de CO2 à l’échelle mondiale. Comment réduire ce chiffre, voire obtenir le phénomène inverse? En piégeant le CO2 à l’intérieur du béton. Plus d’info sur le site de la start-up à l’origine de cette brillante idée (Novacem)
Solar fuel: aujourd’hui l’éthanol ajouté à l’essence est principalement obtenu grâce à une agriculture dédiée. Ce sont des champs entiers qui, au lieu de servir à nourrir la population, servent à la transporter. Plus encore, ces cultures ont besoin d’eau et d’énormément d’espace: elles ne font que déplacer le problème des ressources en énergie. Un laboratoire (Joule Biotech) a trouvé le moyen de fabriquer directement de l’éthanol sans avoir besoin de consommer d’autres sources d’énergie. Au centre de cette nouvelle solution énergétique : des bactéries modifiées génétiquement et du soleil. résultat ? Une source d’énergie peu chère et illimitée.
Toutes ces technologies que la Technology Review a selectionné ont un point en commun: elles sont moins des inventions que des nouvelles solutions à des problématiques déjà connues mais amenées à se transformer dans les domaines de l’énergie (Solar Fuel, Green Concret, Trapping Photovoltaics) de l’accès à l’information (Cloud Programming, Real-Time search, Social TV) et de notre quotidien (Mobile 3D, Dual-Action Antibodies, Engineered Steem Cells, Implatable Eletctronics).
Le marketing interactif n’est pas une nouveauté, mais depuis quelques années les marques ont montré un intérêt grandissant pour ce type de stratégie. Appuyé par l’essort des réseaux sociaux et du Web 2.0 en général les marques ont multiplié les initiatives innovantes pour séduire leur cible toujours plus méfiante et dispersée.
Le but est simple : faire plonger le consommateur toujours plus profondément dans l’univers de la marque. Il y a plethore d’exemples tous plus impressionnants les uns que les autres. Dernièrement la mode est au jeu de rôle. Le consommateur évolue presque librement dans un monde créé de toute pièce. Voici l’exemple développé début 2010 par l’agence Lolipop pour Extrem Group, une société canadienne qui a décidé de cibler les jeunes buveurs de café. Regardez la vidéo et jouer à votre tour en vous rendant sur : http://www.pureblacksunshine.com/. Accrochez-vous c’est époustouflant :
Destiné à un public plus jeune, et cette fois-ci pour la promotion de l’industrie du lait, l’agence Goodby Silverstein & Partners avait lancé début 2007 un magnifique jeu de plateau aux graphismes étonnants. La partie se joue en enchaînant des mini-jeux simples. Le mieux c’est de tester soi-même ! Cliquez sur l’image pour rejoindre directement le site.
Dans le droit chemin du concept et de manière toujours plus convaincante, les marques se sont engouffrées dans la brèche pour le lancement de leurs produits. Pour le lancement de son deuxième opus Ubisoft avait frappé fort avec le trailer d’Assassin’s Creed 2 : cette fois-ci l’internaute autorise le jeu à utiliser ses propres informations. Ce principe a été utilisé pour le trailer du jeu. Retrouvez le site sur http://www.missionassassin.com/
Encore plus fort avec jetueunami.com lancé par 13ème rue en 2009. Cette fois-ci vous uploader une photo d’un ami et après quelques réglages celui-ci se retrouve aux mains d’un meurtrier que vous aurez préalablement choisi.
L’efficacité de ce type de stratégie marketing est difficilement mesurable néanmoins le résultat est toujours spectaculaire. Même Axe propose sa version (plein de légèreté vous verrez). Courez découvrir la toute récente opération « Dirty Morning Test » :
Facebook est devenu la plateforme d’intervention des marques qui choisissent de se lancer dans le marketing intéractif. L’expérience sans doute la plus impressionnante a été réalisée pour le jeu Prototype sur XBOX 360 dans le développement de http://www.prototype-experience.com/. Le trailer du jeu, sorti en 2009, exploite toutes les informations de votre profil. Le résultat vous laissera sans voix.
Ajoutez à tout ceci un soupçon de 3D et de réalité augmentée et bientôt nous mènerons plusieurs vies en même temps, toutes aussi réelles les unes que les autres.
- L’album à écouter : Gorillaz, PLASTIC BEACH, ( »On Melancholy Hill » est une perle !)
- Le site Web du mois : Wrangler Blue Bell
- Le buzz du moment : La Chat Roulette, découvrez le concept ici et le site ici
- Le blog à lire (….mais dont il ne fait parler à personne) : LE STUDIO
Connaissez-vous l’organisation TED ? Elle a été créé en 1984 aux Etats-Unis et depuis elle ne poursuit qu’un seul but : diffuser au plus grand nombre les pensées de ceux qui font le monde aujourd’hui.
Le principe est simple : les orateurs-invités ont 18 minutes pour présenter leurs idées, leurs projets, leur vision du monde de demain. Les thèmes abordés vont de la médecine, à la haute technologie, en passant par le design ou même la danse. Ce sont des personnes captivantes qui arrivent à captiver leur audience, sans aucune note à la main et qui ne disposent que d’un écran géant sur lequel ils peuvent projeter leur slides, images et vidéos.
Envie d’en savoir plus sur la réalité augmentée ? Cette conférence est juste incroyable.
TED est une fondation qui n’a cessé de grandir : d’abord basée à Long Beach en Californie, elle regroupe aujourd’hui des conférences qui ont lieu dans le monde entier. Le dernier évènement hors US a eu lieu en Inde : durant plusieurs jours ce sont des scientifiques, des sociologues, des artistes, qui sont venus présenter leur vision de cette Asie du Sud-Est qui fascine l’Occident. Évidemment l’Europe aussi y tient sa place.
Voici par exemple Dan Barber qui vient présenter un projet fou au cœur duquel il a été plongé lors d’un voyage en Espagne
Le but de ces conférences ? Vous plonger au cœur des grandes problématiques actuelles et vous faire réfléchir. Évidemment Al Gore est passé par là pour présenter son étude sur le réchauffement climatique. Mais plus récemment il y a eu James Cameron qui a livré au public la vraie raison pour laquelle il a réalisé Titanic et Avatar (saviez que tout est parti de Jacques Cousteau ?). On a pu voir aussi Bill Gates, venu défendre une nouvelle forme d’énergie. Et puis il y a aussi ce médecin indien qui vient présenter l’hôpital pour enfants aveugles qu’il a construit et comment ce projet a changé sa vie, cette femme qui vient bousculer notre vision de l’autisme, et tellement d’autres encore… C’est passionnant et ça rend intelligent.
Voici par exemple ce qui sera sans doute la danse classique du futur : un mélange de danse contemporaine, de poésie et d’accords jamais entendus auparavant. Allez directement à la 11ème minute, c’est tout simplement magique.
Il faut réserver ses places plus d’un an à l’avance pour pouvoir assister à ces conférences. Alors n’attendez plus : youtube, itunes, TED.com, c’est gratuit et vraiment ça change la vie !
Que dire de Hong-Kong, l’un des plus grand hubs financiers du monde ? Hong-Kong est à l’Est ce que New York est à l’Ouest : une ville qui ne dors jamais. En un mot ? « Speed City ». La plus belle skyline du monde, des projets d’urbanisme pharaoniques, des tours démesurées,… À défaut de pouvoir s’étaler, la ville grandit en hauteur, enjambe la mer pour investir les autres îles de l’archipel. Norman Foster, Ieoh Ming Pei, Cesar Pelli, Kohn Pedersen : les plus grands architectes du monde sont passés par là.
Mais la ville ne se contente pas de records : ce sont aussi tous ces petits restaurants, bars et boutiques qui la font vibrer. Cette carte, actualisée quotidiennement, tente de reprendre les meilleures adresses retenues par les gens qui ont la chance d’y vivre ou d’y être passés. N’hésitez pas à faire part de vos propres expériences : le lien pour modifier la carte est disponible sur simple demande.
Ce n’est sans doute pas la chose la plus importante à savoir en 2010 mais si vous vous l’êtes déjà posée, alors voici quelques éléments pour vous aider à faire votre choix. Et puis c’est vrai quoi : on a le droit de se poser ce genre de question, non ?!
Le Crazy Horse, c’est avenue Georges V : un lieu assez discret comparé au reste de la rue… Le Lido c’est « Les « Champs » donc beaucoup moins discret, un grand hall d’entrée et généralement pas mal de mini-bus garés devant aux heures de réprésentations.
Le Crazy Horse c’est une dizaine de filles trillées sur le volet du volet ! Même taille, même poitrine,… On joue sur la ressemblance. Au Lido c’est beaucoup plus de danseuses et même des hommes (jamais au grand Jamais au Crazy Horse !)
En fait il s’agit de deux univers complètement différents mais tout aussi plaisants. Au Crazy Horse c’est 1h30 de féminité pure, un éloge du sexy et du glamour. Juste ce qu’il faut en scénographie et des lumières parfaitement réglées qui vous font vite oublier que du début à la fin les filles sont complètement nues. Au Lido c’est les plumes en intro et les tableaux qui s’enchaînent : dans « Bonheur » on passe successivement des toits de Paris aux Palais Indiens en passant par les années folles. Le spectacle impressionne par la précision des chorégraphies, les centaines de costumes faits de perles, de plumes et de strass.
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Un avis de spectateur ? Le Crazy Horse c’est très strip-tease, alors au début on sourit à la vue des poitrines et des « vraiment très petits » cache-sexes mais tout de suite après on se laisse aller dans le jeu des lumières et des musiques lascives.
Au Lido on est d’abord surpris par l’immensité de la salle et de la scène : beaucoup moins intime que le Crazy. Et puis on y sent des regards un peu vide et des sourires parfois forcés de la part des danseurs (pourtant les deux cabarets ont le rythme de deux représentations par soir tous les soirs). Les costumes sont vraiment magnifiques et les décors sont superbes mais malgré tout il y manque un peu de modernité (ça sent un peu la naphtaline). Par contre certains tableaux sont vraiment à couper le souffle. On finit par se demander s’ils n’auraient pas le même sac magique que Mary Poppins : un éléphant, une pyramide, une fontaine géante et même une patinoire !
En conclusion : on ne va pas au Lido et Crazy Horse pour les mêmes raisons, à vous de trouver la vôtre !
Les boutiques éphémères, les concept stores, le co-branding, … autant de phénomènes qui ont explosé en 2009 et que les brand addicts sont sûrs de retrouver en 2010. A chaque fois du design, encore du design, toujours du design ! Alors, pour en savoir plus et faire un tour d’horizon de ce que les marques ont fait de mieux en 2009 et de ce qu’elles préparent pour 2010, n’hésitez pas à feuilleter cette présentation réalisée par votre serviteur (le masque appartient à W&CIE, l’agence de la marque) :
Fashionistas, Trendhunters et autres victimes de la mode, à vos commentaires !
Le réchauffement climatique, Apple et la Suède. Aucun point commun ? Si, il y en a un : l’art oratoire. Al Gore pour le réchauffement climatique, Steve Jobs pour Apple et Hans Rosling pour la Suède. Tous les trois ont développé un art de la communication hors pair.
Jobs mise tout sur la surprise : dans ses présentations il s’appuie sur l’avance technologique de son entreprise pour toujours surprendre son auditoire. Il joue avec la simplicité et l’humour. Un exemple ? Lors de la présentation de l’Iphone au Macworld de 2007 il enchaîne les constats simple : « nous voulions un téléphone qui puisse prendre des photos, sans touches pour laisser toute sa place à l’écran, sans stylet pour ne prendre le risque de le perdre ». C’est donc tout naturellement qu’au fur et à mesure de la présentation les personnes présentes se font une idée de l’Iphone sans même l’avoir encore vu. Avec le MacBook Air c’est le même système : tout comme l’Iphone personne ne pouvait s’attendre à ce qu’un fabriquant d’ordinateur puisse faire tenir toute sa technologie dans 1 centimètre d’épaisseur !
Ce qui fait la force de Steve Jobs c’est sa capacité à nous projeter au-delà de la contrainte technologique
Al Gore, quant à lui, emploie d’autres méthodes. C’est lui qui a su popularisé les thèses scientifiques portant sur le réchauffement climatique. Depuis son livre et son film ( »An Inconvenient Truth ») il sillonne les amphithéâtres du monde entier avec sa présentation sous le bras. Ses atouts ? Des graphiques épurés, un anglais facile à comprendre, des exemples frappants et une mise en scène très bien orchestrée.
Chez Gore tout est dans exemples et les faits : aucune place n’est laissée à la contradiction
Enfin il y a Hans Rosling, cet ovni de la présentation. Pas de nouvelles technologies à présenter, pas de gadgets pour mettre en valeur son discours (il utilise même une tige de bambou au lieu du traditionnel laser). Chez Rosling tout est dans les changements de ton et les anecdotes personnelles. Au final on obtient un cours de 15 minutes sur « Quand et comment l’Inde va devenir la prochaine superpuissance ? » et c’est CAPTIVANT !
Rosling, l’hypnotiseur
Regardez vraiment chaque vidéo jusqu’au bout : on en apprend autant du point du contenu que du comportement